Réunion du 23 juillet à la CPU

Réunion à la CPU sur la réforme de la formation des maîtres

23 juillet 2008


Cette réunion s’est faite à l’invitation de la CPU, sous la présidence de Mme S. Bonnafous (présidente de Paris 12)

Présents:

Jacques Migozzi (Limoges), Président de la CDUL; Jean-Louis Duchet (Poitiers), CDUL; Marie-Christine Lemardeley, présidente de Paris 3, université non intégratrice; Pierre Léna, membre de l’Académie des Sciences; Dominique Dunon-Bluteau, vice-président de la CDUS, UPMC Paris 6; Christian Morzewski, président de l’Université d’Artois; Gilles Baillat, cdiufm, directeur de l’IUFM Champagne-Ardennes; Didier Geiger, directeur de l’IUFM de Créteil; Simone Bonnafous, présidente de Paris 12, université intégratrice, présidente de la commission pédagogique de la CPU; Nicole Nicolas, chargée de mission CPU; Daniel Filâtre, président de l’UTM Toulouse 2; Nicole Ménager, présidente de l’UHB (Rennes 2), université non intégratrice; Alain Brillard, président de l’Université de Haute-Alsace; Gérard Mary, ancien directeur de l’IUFM Reims et ancien président de l’université de Reims, président du comité licence professionnelle; Harald Schräder, chargé de mission à la CPU pour les affaires européennes; Pierre Guilmin, (Nancy 1), ancien VP CEVU, chargé de mission mastérisation des quatre universités de Lorraine; Patricia Remoussenard et Richard Wittorsky, coprésidente et coprésident de l’association des enseignants et chercheurs en sciences de l’éducation; Michel Lussault (ex-président de l’université de Tours, membre du bureau de la CPU) puis Jean-Pierre Finance (président de la CPU) nous ont rejoints ensuite.

L’Académie des Sciences est intervenue auprès des deux ministres, sur une position très convergente avec celles de la CPU et de la CDIUFM.

Pierre Léna (Académie des sciences) évoque la pratique de la science par stage en laboratoire, d’où un conflit possible avec stage professionnel.
Agrégation: une note de l’Académie des sciences est en préparation, mais ce n’est pas un point essentiel.
L’Académie des Sciences a eu entretien avec X. Darcos le 13 juin.

J. Migozzi (CDUL) expose la réflexion de la CDUL qui est favorable à la mastérisation, mais ne souhaite pas de reconnaissance globale et automatique.
La CDUL préconise un adossement des masters à la recherche, des collaborations inédites pour les nouveaux masters et défend une démarche de recherche avec un mémoire professionnel terminal, travail réflexif approfondi.

Dans le cadre de l’effacement de la partition en master professionnel et master de recherche, le master d’enseignement est comme le prototype possible d’un master indifférencié.

La base académique de la formation serait l’objet d’une validation par spécialité par le master d’accueil et l’IUFM.

Une diplômation des collègues en poste par le biais de la formation tout au long de la vie est à envisager. Et il faudrait commencer par mastériser les formateurs des IUFM. On pourrait tirer partie des années T1 et T2 si elles sont maintenues comme années de formation, comme envisagé par le cahier des charges de la formation IUFM.

La CDUL se prononce pour un recrutement national de professeurs fonctionnaires titulaires de la fonction publique.

J.-P. Finance a essayé de joindre M. Sheringham, chargé de mission auprès de X. Darcos, depuis l’entretien du ministre avec la CPU d’il y a un mois. Il n’y a pas de pré-projet diffusable. Les ministères ont organisé des groupes de travail internes sur l’année transitoire, sur les stages (réglementation), le statut post-concours, et entre la DGES, DESCO et les deux cabinets sur masters et concours. Le ministère ne souhaite pas donner de maquette au-delà des trois volets annoncés: académique, professionnel/pratique, et connaissance du système éducatif. Il convient de faire de ces masters de vrais masters et non de pseudo-master de préparation de concours exogènes à l’université.

Il ne faut que le concours introduise un biais qui écartèle entre bachotage d’un concours sur programme et la formation universitaire. Cette position recueille l’accord du chargé de mission de X. Darcos.

Le concours serait en janvier, et en juin pour la partie professionnelle. Le concours de janvier doit combiner contrainte universitaire et sortie différenciée et les attentes de l’employeur, pour admissibilité pour une première sélection d’étudiants.

Nos propositions, sans dénaturer la formation universitaire, doivent répondre à des exigences de l’employeur. Mieux vaut essayer de s’orienter dans cette direction plutôt que de laisser faire les corps d’inspection.

P. Léna: tous les masters seront-ils égaux?

J.-P. Finance se dit optimiste sur ce point.
Il prévoit des contacts en septembre avec le groupe de travail DGES DESCO pour faire des propositions.

L’ensemble doit être bouclé pour décembre sur le contenu des concours, pour des raisons administratives (textes officiels à publier dans les délais).

J.-P. Finance propose de réfléchir aux masters tels que nous les voudrions et sur cette base proposer des épreuves de concours.

Le président Morzewski (Artois) essaie de voir comment on va travailler: l’espace ouvert est un espace tronqué.

J.-P. Finance: il faudra négocier. Mais nous avons une page à remplir. C’est plus intéressant que d’être en permanence cantonné sur des contre-propositions.
Le master sera hors vague et concernera toutes les universités.

J.-P. Finance a réagi très négativement à l’idée émise par M. Sheringham d’une maquette nationale de master, mais juge souhaitable un travail collectif avec des invariants à élaborer.

La CDUS souhaite définir les exigences du métier d’enseignant.
Quel sera le devenir des étudiants qui ont le master mais essuieront un échec au concours?

Pour les PLC, moins ils sont séparés des autres masters professionnels et de recherche, mieux ce sera.

La CDIUFM souhaite ne pas dissocier PE et PLC: le caractère professionnel exige le maintien des stages. La CDIUFM souhaite un vrai master et non un master ad hoc, avec un adossement à la recherche et un développement de la recherche didactique.

Elle met en avant le caractère national du concours et l’exigence d’une formation professionnelle.

Michel Lussault (Tours): la CPU a toujours avancé que la réflexion de toutes les universités, y compris non intégratrices, doit participer à la définition de la formation. C’est donc le problème des enseignants et enseignants-chercheurs des universités et de leurs composantes IUFM. Il prend position en faveur de vrais masters, ce qui ne règle pas tout. Il existe dans les humanités un cousinage fort entre formation de master et préparation au métier, ce qui pose question quant aux contenus. Les parties prenantes devront être toutes les universités intégratrices et non intégratrices, toutes les composantes disciplinaires directement concernées.
Une réflexion est nécessaire au sein de la CPU sur le niveau L et sur niveau M et les parcours d’éducation et formation. Il y aurait intérêt à ce que les collègues du secteur LLASHS ne se crispent pas et que nous sortions des replis disciplinaires pour envisager le pluridisciplinaire en L3. Ce qui permettra non seulement de se préparer au PE mais aussi de s’ouvrir à des masters professionnels utiles aux étudiants formés dans nos filières.

Il faudra motiver des étudiants avec une formation scientifique élevée, capables d’affronter cinq années de formation sans aucune rémunération, alors même que la formation envisagée est incompatible avec un salariat étudiant.

A propos du concours, en fin de 2e semestre, il faut une épreuve d’admission (contrainte administrative) sur, par exemple, un mémoire professionnel consécutif au stage. Pour la partie académique on perçoit deux extrêmes: programme national vs la possibilité pour chaque université habilitée qui peut définir ses propres exigences. Pour le troisième volet: connaissance du milieu; cela rappelle les épreuves du concours d’attaché territorial. Ce pourrait être une épreuve fondée sur une culture générale institutionnelle, etc. de type note de synthèse sur documents plutôt qu’un QCM… Doit aussi compter la connaissance du contexte, connaissance de la société: partenaires des enseignants sur le terrain, connaissance du monde de l’entreprise.

Lors de l’entretien Darcos-cdiufm le ministre a insisté pour que les épreuves du concours puissent attester de la maîtrise des programmes du secondaire.

Pour l’épreuve d’admission il est inenvisageable de transporter un jury universitaire sur le terrain. Autre solution: que les membres de l’inspection assistent à la délibération universitaire. On tombe sur un problème de limite des compétences.

Il est envisagé par le ministère un concours national avec affectation académique et non plus nationale. Les recteurs (parce qu’ils contrôleront) et Bercy (parce que ils pensent que ça coutera moins cher) sont pour cette organisation académique.
Pour ce qui est des moyens donnés aux étudiants, a été imaginé une APME: allocation de préparation aux métiers de l’enseignement.

Stages: dès le L3 dans l’univers éducatif et au cours du deuxième semestre de M2 en présence sur le terrain avec accompagnement de l’IUFM.

Une note de Harald Schraeder sur la situation dans les autres pays européens va aider notre réflexion.
M. Lussault évoque des stages de M1 dans des labos, des musées, bref des stages généraux de mise en œuvre de la compétence scientifique.

Il est convenu d’essayer de tester des maquettes entre la CDIUFM, la CDUS, la CDUL et l’AECSE sur des cas de disciplines, pour voir ce qui donnerait quoi et retour ensuite vers la CPU.

Retour sur le sujet au début de septembre, à fixer avec P. Baranger (président de la CDIUFM) et les présidents des conférences.

Prise de notes de J.-L. Duchet

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