Projets de concours 2010

Projets annoncés


Les maquettes des concours seront publiées le 13 octobre


Tous les nouveaux concours enseignants devraient comporter quatre épreuves – deux écrits d’admissibilité (coefficient 4) et deux oraux d’admission (coefficient 6) – à l’exception du Capeps qui pourrait en compter cinq. C’est ce que devrait annoncer lundi prochain 13 octobre 2008, à 10h, François Perret, doyen de l’Inspection générale qui présentera les grands équilibres des maquettes des nouveaux concours d’enseignants.

Les deux écrits d’admissibilité seront disciplinaires. Ils porteront sur les programmes scolaires et devront comprendre une dimension épistémologique: une épreuve de « lettres et culture humaniste » et une épreuve de « mathématiques et sciences » pour le premier degré; deux épreuves sur la ou les disciplines de la matière dans le second degré. Pour les matières à trois disciplines, les deux épreuves évaluées seraient tirées au sort (exemple: histoire et géographie).

L’admission devrait comprendre une épreuve pédagogique (coefficient 4) au cours de laquelle le candidat présenterait au jury une séquence d’enseignement ou une leçon préparée au préalable; et une épreuve de connaissance de système éducatif (coefficient 2). Elle pourrait prendre la forme d’une étude de cas à partir de documents. Cette épreuve pourrait aussi être imposée à l’agrégation.

Le contenu précis des épreuves, leur durée et les coefficients seraient définis ultérieurement pour chaque type de concours dans le cadre d’un groupe de travail sur la maquette des concours. Les syndicats signataires du texte de convergence pourraient être associés à ce groupe, tout comme la CPU et la CDIUFM.

Les épreuves et programmes des concours de l’agrégation sont « maintenus en l’état ». Seules les épreuves orales seront infléchies, conjuguant un « exercice pédagogique » et une « épreuve d’entretien avec le jury ». Pour que la préparation aux épreuves du concours de l’agrégation puisse s’intégrer dans les deux années du master, le programme sera arrêté « dans toutes les disciplines pour une période d’au moins deux ans », précisent les maquettes. L’agrégation « recrutera au niveau du master des professeurs qui sont appelés à enseigner en priorité dans les classes d’examen du lycée, les CPGE, les STS et le premier cycle de l’université ».

Les épreuves écrites d’admissibilité des nouveaux concours auront lieu à « la fin du premier semestre de chaque année universitaire » et les épreuves orales d’admission en juin. Le référentiel de compétences professionnelles de l’enseignant figurant dans le cahier des charges de la formation des maîtres sera pris en compte dans la conception de toutes les épreuves des nouveaux concours.

Ces nouveaux concours seront définis autour des « trois priorités » (culture disciplinaire, capacité à planifier et organiser un enseignement adapté à un niveau de classe et la connaissance du service public de l’éducation), énoncées dans le rapport annexé de la loi pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 et qui servent de référence au cahier des charges de la formation des maîtres.

Enfin, les concours seront organisés selon les principes suivants:
– mieux distinguer ce qui relève des universités, en charge de la formation initiale de tous les étudiants se destinant au professorat, et ce qui relève de l’Éducation nationale, responsable du recrutement, de l’adaptation au métier et de la formation continue des professeurs;
– passer d’une « logique de revalidation du niveau universitaire » à une « logique de recrutement conforme aux besoins de l’employeur »;
– assurer « une meilleure harmonisation des conditions de recrutement des différentes catégories de professeurs en fixant de façon générale un même nombre d’épreuves et les mêmes types d’épreuves à tous les concours (hors agrégation) »;
– assurer la prépondérance des coefficients des épreuves d’admission, afin de privilégier le choix des candidats sur des critères d’ordre « pédagogique et didactique et de connaissance du futur milieu d’exercice »;
– impliquer dans le recrutement, des personnels de direction, des membres de l’administration et de la hiérarchie de l’Éducation nationale ainsi que des membres de la société civile.


Recherche

Menu principal

Haut de page