Bureau élargi du 26 juin 2008

Bureau élargi de la conférence des doyens et directeurs des UFR de lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales


Réunion du 26 juin 2008, à l’Institut d’anglais Charles V (Paris-Diderot).

Présents: Jacques Migozzi (Limoges), Hervé Quintin (Langues, Nantes), Didier Le Gall (Angers), Jean-Louis Duchet (L&L, Poitiers), Georges Gay (SH, Saint-Etienne), Marie-Armelle Barbier (LSHS, Brest).

Excusés: Rémi Kouabenan (SHS, Grenoble2), Yves Jean (SH, Poitiers), Bernard Buron (Tours, Arts & Sciences humaines).

Nouveaux directeurs d’UFR

– Frédéric Le Blay (Lettres & Langage, Nantes) remplace Vincent Lang,
– Charles Illouz (La Rochelle) remplace Didier Poton,
– Agnès Millet (Grenoble 3, Sciences du Langage) remplace Christian Abry,
– Daniel Durney (SH, Dijon) remplace Michèle Dion,
– François Marty (Psychologie, Paris 5) remplace Jean-Didier Bagot
– Catherine Bernard (Anglais, Paris 7) remplace Robert Mankin
– Sabine Luciani (Lettres, Arts, Linguistique, Philosophie, Montpellier III) remplace – Anne Fraïsse élue présidente de l’Université
– Marie-Christine Lemardeley (Anglais, Paris 3) a été élue présidente de l’Université.

Tour d’horizon des questions d’actualité

– campagne d’habilitation des formations de la vague B
– mise en place LRU, comité de sélection
– recherche
– répartition des moyens
– mastérisation de la formation des maîtres. Dossier sans doute suivi par Simone Bonnafous à la CPU.

Campagne d’habilitation des formations de la vague B

Poitiers

Les avis de la DGES: arrivés le 10 juin avec obligation de réponse quasi immédiate; c’est la même chose que pour la vague A l’an dernier (témoignage de St Etienne). Le document reçu est peu rigoureux, faxé à la diable et laisse subsister des doutes sur l’examen qui en a été fait.

Réponse vive de l’Université, face à laquelle la DGES nous a laissé maintenir notre projet, laissant les universités prendre leurs risques, rendez-vous étant donné dans quatre ans.

Nantes

Les avis de l’AERES sur les masters sont souvent riches, intéressants, procèdent d’un travail approfondi. Les avis DGES sont bâclés, mal informés, avec des oublis.
Restructuration régionale demandée pour les langues vivantes à faibles effectifs.
Deux logiques en parallèle qui nous prennent ciseaux: celle de la recherche et celle du plan licence.

Limoges

Restructuration régionale à envisager ultérieurement pour les lettres classiques (recommandation)

Nantes: Le ministère a accepté une mention LEA en master, ce qui semble nouveau.

Brest

Pour les masters pas d’avis défavorable, sauf une spécialité nouvelle lettres-médecine.
Pour les licences: avis A, B et C. Dans le domaine ALL le regroupement a été opéré dès notre proposition en trois mentions: Lettres, LLCER, LEA.

Pour la DGES, un regroupement en parcours est demandé pour les deux « spécialités » de lettres classiques et de lettres modernes. [Finalement, suite à la réunion du CNESER, le 10 juillet, la DGES a proposé de revenir aux deux spécialités].

En SHS, mentions nombreuses avec sites de Quimper et de Brest. L’ethnologie est la seule formation de licence de SHS refusée en tant que mention, amendée comme parcours de la licence de sociologie. L’adossement est pourtant assuré au CRBC, qui a une forte tradition.

[Suite à la réponse fournie par l’université, la DGES a annoncé que la licence d’ethnologie (ouverte en 1990) pouvait être maintenue comme mention de licence SHS (sans recommandations/ licence de sociologie).]

Bernard Buron nous écrit qu’à Tours, il n’a pas eu de difficulté comme à Brest; pourtant la licence de sociologie de Tours fait une large place à l’anthropologie.
Angers; trop de spécialités en L, remarques de détail sur les libellés.
Notre collègue Bernard Buron (SHS, Tours) nous a écrit au sujet de la campagne d’habilitations:
« Je dois dire que nous n’avons pas trop souffert – dans un ou deux cas, l’avis va même dans le sens souhaitable que nous n’avions pu obtenir localement en raison d’une configuration de rapports de forces plutôt défavorable aux Sciences Humaines et Sociales. Dans une université où il y a une fac de médecine, ou le nouveau président est médecin (et ancien VP CS), avoir une frontière commune entre Sciences Humaines et Sociales et médecine (dans le cas, la psychologie cognitive) ne facilite pas obligatoirement les choses. »

Limoges: master préservation des oeuvres d’art: suggestion est donnée de le requalifier comme parcours de master pro patrimoine alors que ce dernier est géographique. Il semble qu’il y ait eu un raisonnement par mot clef… sans considération du fond.

Il convient peut-être d’interpeller la CPU sur le suivi de son avis du 20 mars 2008 sur l’harmonisation des intitulés de diplômes. En effet, la nomenclature comporte 112 items alors que 190 types d’intitulés ont été habilités.

Nantes: Problème avec les licences bi-disciplinaires: parcours. Mais le titre ne porte que sur une seule discipline. Ce qui ne peut pas être rattrapée par le supplément au diplôme..

Mais une mention LEA-Droit existe depuis quatre ans. Cette mention est autorisée sans doute parce que le droit y figure.

Double rattachement à deux domaines en master: déclaré impossible à Poitiers, mais possible à UBO Brest.

Plan licence

Angers: 275000 euros à Angers. Pas grand chose de possible.
6h TD pour le suivi de 20 étu: deux entretiens individuels sur l’année.

Des directeurs des études gérant le tutorat existaient déjà à Angers et à Limoges. Le plan licence reconnaît la tâche et la fonction.

Poitiers : TD à 25, 7 étudiants par référent. Des directeurs des études dès que l’on atteint 75 étudiants (3 groupes TD) par promotion.
L’augmentation de la formation de 1200 heures à 1350 heures, déjà prévue sur le CQD, est maintenant prise en charge par le plan licence.

Les référents conseillent les étudiants, et le tutorat est prescrit par les référents. Les directeurs des études ont 48h de décharge sur l’année.

Pas d’enveloppes pour les référents à Angers, Nantes, St Etienne, etc. Elle a été avancée par l’établissement à l’Université de Poitiers.

Généralisation de choses déjà installées (Nantes) et reconnaissance de tâches déjà assumées bénévolement (Poitiers) avec corrections dans le différentiel de volume des tâches.

St Etienne: Plan langues 2600 h eqtd. Le tutorat est aussi financé sur crédits régionaux.

Référents prévus pour être payés sur calcul à rebours avec les restes, mais sur la base de 6h à 8h. pour 20 étudiants.

Ajout d’un module d’initiation à la méthodologie du travail universitaire et de culture générale de 12h/semestre en L1 en groupe de 20. La diminution des groupes de TD restera un voeu pieux par manque de moyens.

Limoges: 258000 euros, non redistribués.

Augmentation du quadriennal de l’ordre de 17% à 18%. En intégrant le Plan Licence + 31%… si les augmentations espérées mais non contractualisées suivent … Les directeurs des études existaient déjà et on ajoute des directeurs d’études dans les filières très nombreuses. Décharges de 30h. Pas d’enseignants référents. Le nombre de tuteurs est réduit du fait du coût de l’emploi étudiant. Ils se chargent encore pour trois ans des accès aux bibliothèques de département.

J. Migozzi va diffuser la « fiche de poste » des directeurs des études élaborée à Limoges.
Se pose une question : y a-t-il des stages prévus dans le plan licence?

Nantes: LEA supprime les stages de L3, peu formateurs. La préférence est donnée au renforcement des stages de M1. Alors dans le plan licence, …
Pour les stages, il existe un risques réel de saturation des possibilités d’accueil.

Brest: annoncé 358000 euros et 50000 en plus pour l’orientation active, puis déduits des 358000.

Le fonds de roulement de l’Université a avancé l’argent mais le risque est que les moyens ne soient débloqués que sur facture. Interprétation locale des financements.

A l’UFR Lettres et Sciences humaines, un projet d’UE 7 nouvelle est en cours de construction (dont une formation de méthodologie de travail universitaire, avec le centre de ressources. Une « semaine » banalisée pourrait être consacrée au PPPE.

Tours: la mise en application du plan licence se traduit par une augmentation significative des heures d’enseignement en L1 pour l’année prochaine pour les étudiants. En gros, on passe de 17-18 heures semaine à 22-24 heures semaines, les enseignements disciplinaires n’ont pas diminué en volume global, les enseignements de ‘culture générale’ (méthodologie du travail universitaire, expressions orale et écrite en français, langues étrangères) sont en augmentation, les outils d’autoformation (centre de ressources en langues, plateforme pédagogique en informatique…) devraient se développer dans les années à venir. L’UFR a conduit une réflexion pédagogique assez intense pour faire en sorte que nous sortions de la contradiction vécue par de nombreux collègues qui pensent ces évolutions sur le mode binaire : enseignement disciplinaire ou enseignement de méthodologie. Nous voulons que ce soit non plus l’un ou l’autre mais l’un et l’autre.

Limoges: l’étudiant doit prendre deux fois dans son cursus de licence des UE professionnalisation proposées par le carrefour des étudiants (structure transversale à toute l’Université), mais des alternatives peuvent être proposées par les disciplines.

Brest: publics salariés: comment valoriser l’expérience de ces métiers, en prenant de la distance et porter un regard là-dessus. Les « crédits citoyen » (St-Etienne) et « Engagement étudiant » (Angers) permettent de valider les expériences d’élus, les mandats associatifs et les activités bénévoles.

La validation à Angers se fait par une note qui est toujours 14 parce que les enseignants n’ont pas voulu s’y impliquer.

Hervé Quintin résume les problèmes posés par les stages: ce sont autant de questions auxquelles il faut apporter des réponses quand on inclut des stages dans une maquette de formation:
– quand dans l’année?
– à quel niveau du cursus?
– quelle en est la durée?
– quel lien avec la formation? Ou au moins avec la construction du projet professionnel?
– est-il validé?
– qui prend en charge la validation?

Reste à résoudre le problème des stages pour les étudiants salariés.
Il faut éliminer le risque de simulacres de stages.

On demande une collecte d’informations sur l’application du plan licence dans les ufrllashs.

Moyens

Rapports parlementaires:
Rapport Sénat MoyensRapportMEC2008Les projets de nouvelle clef de répartition prévoient deux classes de formation avec un rapport de 1 à 2,2 pour le financement de la DGF.

Les enveloppes sont notifiées très globalement. Risque de concurrence en interne qui ne facilite pas la construction d’une identité d’établissement pour faire face à la concurrence externe.

Un cliquet empêchera des diminutions. Personne (aucun établissement) n’y perdra en principe. En 2010 la sanction sur la performance sera seule susceptible de faire baisser les dotations. Reste à voir comment les indicateurs seront appliqués.
La reventilation nécessaire entre établissements pour corriger les déséquilibres en termes d’emplois est près de cent fois supérieure aux rééquilibrages annuellement pratiquées en réalité.

Dans les indicateurs de performance prévus pour les nouvelles modalités d’attribution des moyens, ce ne seront plus les inscrits mais les présents aux examens qui seront décomptés. Cela pose des problèmes du fait de la généralisation de modalités de contrôle continu au détriment des examens formels. Il faudra évidemment convenir qu’un étudiant qui a eu des notes de contrôle continu au titre de la première session est considéré comme présent. Seules les absences injustifiées qui bloquent le calcul d’Apogée fondent une « absence ». Certaines UFR utilisent déjà le zéro plutôt que l’absence injustifiée pour ne pas bloquer les calculs du logiciel.

Ce critère d’attribution favorisera indéniablement les établissements qui pratiquent une politique d’accès sélective et sont modérément concernés par la mission d’accueil du service public d’enseignement supérieur. Et ce critère peut apparaître comme un moyen indirect d’encourager les établissements à pratiquer une sélection à l’entrée.

L’impact de ces nouvelles répartitions n’ont pas l’air d’inquiéter certaines équipes présidentielles.

Le rapport du Sénat utilise les quatre domaines de la LRU pour l’application des critères de financement et assimile le secteur Santé au secteur Sciences et Technologies.

Le Sénat préconise une offre de formation nationale pour les spécialités rares.
On a vu poindre dans les avis de la DGES des recommandations de carte inter-régionale des formations.

L’ancienne répartition SanRemo était dans un rapport sensiblement supérieur au rapport de 1 à 2,2: le coefficient était de 7,6 pour SHS, 10,5 pour Lettres et langues, 14 pour les DEUG Sciences, 15,2 licence de Sciences, mais ces coefficients étaient multipliés par 12€ pour le secteur tertiaire et par 21€ pour le secteur secondaire.

Donc le nouveau rapport peut paraître plus favorable à nos disciplines.

Nous décidons d’écrire à la CPU notre perplexité quant au mode de calcul sur la base des présents aux examens.

L’évolution de nos formations est telle que nous sommes prêts à re-discuter de coûts.

IUFM et formation des maîtres

Le compte rendu de la rencontre entre le ministre et la CPU avance des détails précis sur l’organisation future de la formation des maîtres. Le recrutement 2010 obéira à de nouvelles règles.

Les candidats passeront le concours au milieu de l’année de master 2 et devront ensuite faire un stage. Mais le master 2 en question sera nécessairement un master adapté comportant des éléments professionnels préparant les candidats à la fois aux épreuves non disciplinaires du concours et à l’exercice du métier qui aura lieu immédiatement après, pendant le stage et l’année qui suivra.

Il nous faudra être vigilants sur la répartition entre UFR et IUFM pour ce qui est du contenu du M1.

Ceux qui sont déjà titulaires d’un M1 avant l’admission à l’IUFM devront-ils s’inscrire en M2 ou refaire un M1?

Les étudiants reçus au concours (en février de leur année de M2, si l’on suit le calendrier annoncé par le ministre) et partis en stage devront valider le M2 avec un rapport de stage soutenu devant un jury qui comportera des universitaires et des professionnels. Ne pas perdre de vue que nos collègues de l’IUFM revendiqueront d’être parmi les universitaires qu’ils sont devenus. Les professionnels seront des intervenants de terrain et des inspecteurs.

Que deviennent les candidats non admis au concours et que font-ils le reste de l’année? Seule hypothèse plausible: ils terminent leur master de recherche et soutiennent un TER.

Les M1 et M2 que suivront les candidats au recrutement comme enseignants devront être animés par des équipes de formations où collaboreront des formateurs de l’IUFM et des formateurs enseignant-chercheurs.

On prend contact avec le CDIUFM et la CPU pour rendez-vous.

Nous décidons d’écrire à la ministre et à la CDIUFM:

Validation des diplômes de master en liaison avec les IUFM: nous sommes prêts à travailler sur l’harmonisation nationale en vue de la validation du diplôme de master corrélatif au concours de recrutement des enseignants.

À quoi s’ajoute une demande d’entrevue à la CDIUFM.

Trame de la lettre à la CPU :

– moyens financiers et critères de répartition
– demande d’engagement de la CPU pour éviter la reproduction mécanique au sein des établissements des critères de répartition du ministère, qui ne prennent pas en compte assez finement les besoins des formations.
– Inquiétude par rapport aux formations rares. Evoquer des principes.
– Peut-on reprendre le projet de l’enquête de Simone Bonnafous avec les inspecteurs généraux?
– Peut-on revoir la liste des diplômes de nos secteurs?

Dernière minute : la Cedul a été contactée par J.M. Jolion, président du Comité de suivi des Masters et chargé par le ministre d’un rapport à remettre en septembre, sur les points suivants :

– le rapprochement MR/MP et la constitution d’un seul master à deux finalités ;
– la place de la sélection à l’entrée du M2 ;
– les conditions de l’ouverture internationale ;
– les conditions de l’ouverture de l’habilitation à des opérateurs non publics ;
– la place des professionnels dans la formation, dans l’habilitation et dans la conception des cursus ;
– le cas particulier du master préparant au métier d’enseignant.

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