Bureau élargi de la CDUL du 22 octobre 2008

Bureau élargi de la CDUL du 22 octobre 2008

à l’Institut d’anglais Charles V, Université Paris-Diderot, de 10h à 17h.

Présents: Philippe Monchaux (Amiens), Michel Magnien (Paris III), Alban Ramaut (St Etienne), Jean-Luc Roulin (Chambéry), M.-Geneviève Gerrer (Dijon), Sabine Luciani (Montpellier 3), Patricia Plaud-Dilhuit (Rennes 2), Françoise Dubosquet (Rennes 2), Jacqueline Sainclivier (Rennes 2), Marie-Armelle Barbier (Brest), Laurent Daniel (Bretagne sud), Jacques Migozzi (Limoges), Jean-Louis Duchet (Poitiers). La directrice de l’UFR où nous nous retrouvons (Paris 7), Catherine Bernard, est représentée par Stéphane Gresset. Anne Trévise (Paris X) s’est jointe à nos débats.

Excusés: Georges Gay (Saint-Etienne SHS), Guy Fontaine (La Réunion), Philippe Saltel (Grenoble 2), Hervé Quintin (Nantes), Didier Le Gall ( Angers), Yves Jean (Poitiers, SHS), Heinz Raschel (Tours, LL).

Jacques Migozzi présente un bilan de l’activité du Bureau.

Notre conférence a été invitée à une audition par la commission de suivi du master, qui a abouti au rapport Jolyon, maintenant publié: ce rapport comporte des statistiques éclairantes sur l’offre de master en LLASHS depuis la mise en place du LMD (effectifs, taux de poursuite d’études, etc.)

Les filières classiques ont beaucoup souffert mais il y a eu un effet d’aubaine pour des filières moins classiques qui ont saisi l’occasion de la professionnalisation.

Notre conférence participe aussi à un groupe de travail technique pour définir les critères d’allocation des moyens aux universités: on mesurera les taux d’insertion par exempl. Notre collègue Hervé Quintin nous y représente.

Le 23 octobre, nous participons au comité licence présidé par Claude Jolly, qui s’est fixé comme axe de travail l’élaboration d’un référentiel de formation: niveau d’exigences, capitalisation des bonnes pratiques, transformation des formations et des champs scientifiques considérés (prospective): Jacques Migozzi et Didier Le Gall représentent notre conférence.

Concluant sur cette activité importante de notre conférence, J. Migozzi préconise une implication d’autres collègues directeurs d’UFR LLASHS. Le renouvellement du bureau de notre conférence est aussi en perspective.

Une enquête de la CPU sur le secteur LSH a été envisagée pour mieux faire valoir notre secteur sur la base d’une analyse détaillée. Réponse favorable a été apportée par notre conférence. Puis la question est disparue dans l’actualité brûlante (LRU et mastérisation).

Sur le système Sympa (allocation des moyens aux universités), nous avons jusqu’ici toujours été exclus de la discussion. Le coefficient se modifie actuellement en notre défaveur. Calcul d’un coût chargé par étudiant, coefficienté en fonction du secteur disciplinaire: 1 en SHS DEG, 2,2 en ST sur la base des dépenses constatées, puis 1 à 2, puis 1 à 2,4 sans distinction entre expérimental et non expérimental (des problèmes symétriques apparaissent pour les maths à 2,4 et la psycho à 1).
Les effectifs des formations seront, aux dernières nouvelles, évalués sur la base des présents au premier contrôle du deuxième semestre.


Mastérisation de la formation des maîtres

Nous avions choisi de différer le plus longtemps possible notre réunion: pari gagné puisque la circulaire Hetzel est parue hier.

Nous avons depuis juin participé à de nombreuses rencontres avec la CPU et avec la CDIUFM: La CDIUFM est une conférence divisée entre une tendance prête à la logique de la mastérisation avec adossement aux équipes de recherche et l’insertion de la formation dans des masters disciplinaires; et une autre tendance qui exige que les futurs parcours soient tous rassemblés dans une mention autonome, présentée comme un préalable, sur une ligne de défense de l’identité des IUFM. Sept gtoupes de travail de la CPU progressent en parallèle pour aboutir à des recommandations. Nous faisons appel à des collègues présents aujourd’hui pour siéger dans ces groupes de travzail où nous ne pouvons pas être partout présents.

Un tour de table fait apparaître des informations et des interrogations sur la validation du master par le CAPES ou plutôt du CAPES par le master, les reports de stage possibles (pour la préparation à l’agrégation, prévues par la circulaire sous forme de préparations non diplômantes).

Des problèmes de stages à trouver pour tous les candidats se posent, notamment du fait de la part de l’enseignement privé en Bretagne, par exemple. L’assitanat de langue à l’étranger peut être validé sous forme de 30 ECTS, alors qu’auparavant ce n’était pas validé.

Les structurations possibles sont envisagées: Master avec deux spécialités, l’une de recherche et l’autre d’enseignement. Idée d’un double cursus. Mais est-ce nécessaire qu’il soit double? Le recrutement traditionnel de nos filières qui privilégient le recrutement de jeunes chercheurs parmi les titulaires des concours a intérêt à séparer le moins possible la spécialité de recherche et la spécialité d’enseignement. D’autant qu’une spécialité de recherche dans nos disciplines est en réalité une spécialité d’enseignement et de recherche.

En Bretagne, les directrices des UFR de Rennes 2 déplorent de ne pas recevoir l’information (Charte, circulaire Hetzel) de leur direction et de les découvrir par des voies syndicales ou en réunion comme aujourd’hui. L’UBO est l’université intégratrice. Thierry Michot est le VP CEVU et la FLSS de Brest a une chargée de mission angliciste sur ce dossier.

Le master Métiers de l’enseignement est imposé par le ministère, a-t-on dit. Ceci apparaît très douteux au vu de la circulaire Hetzel. Il y aura en Bretagne un tronc commun IUFM, décliné en spécialités disciplinaires. Il est question de garder séparément un master de recherche qui mutualiserait des cours avec le master d’enseignement. Il est question d’une double mention (voire double domaine selon les disciplines).

St Etienne: Co-habilitation entre Lyon et St Etienne subordonnée à l’accord des universités lyonnaises. Rien n’a démarré.

A Chambéry, quatre groupes de travail depuis juillet au niveau de l’Académie de Grenoble. La situation est dans une impasse parce qu’il n’y a pas de textes sortis et parce qu’il y a trois universités à Grenoble et que Chambéry est la seule pluridisciplinaire. Il est question d’un master co-habilité Métiers de la Formation, avec tronc commun et et des modules spécifiques disciplinaires. Il y a un risque énorme de vider les masters de recherche. Mais une politique académique est nécessaire. Il est sans doute nécessaire de penser le projet globalement mais la cohérence PE/PLC est difficile à assurer.

Paris 3 discute avec Paris 4: l’hypothèse est celle d’une configuration d’un master de recherche avec une spécialité Métiers de l’enseignement. La répartition évoquée en septembre est la suivante: 30% didactique et 70% disciplinaire. Synergie de préparation avec l’UFR de didactique des langues de Paris III. Il y aurait donc deux offres de formation professionnelle: celle de l’IUFM et celle interne de l’UFR de didactique des langues et FLE.

Michel Magnien signale par ailleurs une prise de position inquiétante de la CPU sur le concours qui tout en restant nationale serait passé par les candidats sur des épreuves académqiues. Les propos rapportés ont été tenus par Michel Lussault, 3e vice-président de la CPU mais n’ont pas été repris dans les autres textes de la CPU.

A Paris X, il y a une maquette PE émanant de Sciences du Langage et Lettres. A Paris 7, une licence pluridisciplinaire existe déjà et l’université propose déjà un master mention PE. Pour les PLC, est envisagée une mention disciplinaire avec parcours/spécialité professionnelle.

A Montpellier, Mme Luciani fait état de la fusion des trois universités, votée par les trois CA. L’IUFM est intégré à l’Université de Montpellier 2 (Sciences). L’IUFM se charge des PE et les universités les anciennes préparations au CAPES, sous forme de masters disciplinaires avec deux parcours (enseignement, recherche) équivalents. Il existe un fort mouvement de protestation à Montpellier, avec réticences sur la calendrier (demande de moratoire). Mais la présidente veut aller de l’avant.

Poitiers-Limoges- La Rochelle: pilotage administratif et co-pilotage des filières PLC. L’IUFM aura souvent besoin des compétences universitaires. Celui du Limousin, par exemple, n’a aucun formateur en langues (ni enseignant-chercheur ni prag).
A Poitiers et à Limoges, le master est un projet PRES, d’où la mise en avant des deux directrices d’IUFM au détriment de la dizaine de directeurs d’ufr.
Limoges: 3/5 disciplinaire modulable selon inclusion de l’épistémologie. Un moratoire de fait sur la question de la structure générale du master est encouragé par les chargés de mission PRES des trois établissements. Un double affichage ou une double affiliation sont envisagés mais sans droits complémentaires ni remontées SISE en double au ministère, bien sûr.

Amiens: L’UTC de Compiègne n’est pas dans le circuit pour le moment. L’Université de Picardie Jules Verne, université pluri-disciplinaire intégratrice, a mis en place tout récemment un groupe de pilotage avec VP, directeur IUFM et directeur du service de pédagogie (CIES et pédagogie universitaire). Les clivages repérés au niveau national sont présents au sein du groupe de pilotage. L’impresion de flou domine.

Marie-Armelle Barbier (UBO, Brest) pose des questions avant d’envisager des solutions: moratoire parce le rythme hors vague. Abandon de la pluridisciplinarité ? Objectifs du PRES? Une nouvelle réunion de la cdul devrait y être consacrée. Le PRES de Lyon dit ne vouloir s’occuper que des ED, au contraire. Autre questionnement: nos titulaires de M2 ayant échoué seront-ils de bons candidats à la fonction de contractuels/vacataires rectoraux? UE libres arrêtées à cause de la mastérisation?


Licence et préprofessionnalisation

La discussion montre qu’il serait utile de collecter des informations sur la pré-pro aux métiers de l’enseignement : les collègues de Rennes feront parvenir un descriptif.

Description de Chambéry, St Etienne (L3), Montpellier: 1 ue de préprofessionnalisation PE avec stages prévus et organisés par l’iufm.

A Lorient il y a de grosses résistances disciplinaires face à l’importance prise par la formation professionnelle. Des licences bi- ou pluri-disciplinaires en L1 avec spécialisation progressive: semble dans la suite logique du plan licence.

Comparaison des horaire de licence:
UBS 1296h, Poitiers, Limoges: 1350h, Chambéry, St Etienne: 1200h


Les effectifs à cette rentrée

Décrue des effectifs: en L diminution sauf LEA. Disciplines touchées: lettres, anglais, histoire,

Montpellier: seule discipline qui augmente: Arts du spectacle (même cas à Poitiers).
Intégration en formation professionnelle des étudiants en reprise d’études

Nanterre: Intervention de Marie-Claude Perrin-Chenour sur l’agrégation. La préparation commune du CAPES et de l’agrégation qui était possible devrait pouvoir se poursuivre. L’écrit de l’agrégation est plus tôt, donc un étalement éventuel de la préparation est possible sur deux ans. On pourrait préparer les candidats dès le M1 sur les épreuves sans programme et mettre en M2 un master d’enseignement et ensuite un master de recherche.

Mais le débat fait apparaître que cette proposition semble exclue par la circulaire Hetzel qui exige que le master professionnel d’enseignement soit fondé sur la recherche.

Il est envisagé de demander une clarification sur l’agrégation et sa position par rapport au dispositif. Ecrire à la DGES.

Il apparaît lors du débat que les participants jugent important que la la mention avec identité recherche soit conservée et que la spécialité professionnelle d’enseignement assure la professionnalité. On en revient à la notion de double reconnaissance par l’IUFM et par l’UFR disciplinaire d’une formation qui combine recherche et préparation au métier, ce qui contribue à définir un type de master qui fusionne les ambitions de formation à la recherche et de formation professionnelle.

L’exigence au concours du « niveau licence » est discutée. Elle se justifie si on prend en compte que beaucoup de masters spécialisent les étudiants et on ne peut pas leur demander plus que le niveau licence qui est leur niveau de maîtrise d’une culture disciplinaire complète.


Les architectures possibles pour la formation des maîtres

Est évoqué le modèle de Montpellier: le master « Métiers de l’éducation et de la formation » (MEF) serait la mention des PE et les masters de spécialité seraient les diplômes professionnalisés des futurs PLC. Ce Yalta de la formation des maîtres n’est pas envisageable partout.

Pour les futurs PE, est évoqué un modèle bi-disciplinaire avec recherche, y compris dans le domaine didactique. Une volonté se dégage de ne pas couper les PE de leur formation disicplinaire de licence, ni de la recherche, d’autant que parmi les PE il y a souvent les meilleurs éléments d’une classe d’âge, et sazns doute le vivier de potentiels chercheurs et enseignants-chercheurs. J. Migozzi plaide pour que les parcours ME/MEF soient sous le même fronton disciplinaire, y compris pour les PE.

Contenus

Des pourcentages de répartition ont été évoqués dans l’Académie de Grenoble:
– PLC: 60% disciplinaire – 40% professionnel.
– PE: 40% discipline (dans la discipline d’origine) – 60% professionnel y compris les disciplines autres, liées à leur polyvalence. P. Monchaux suggère que cela puisse être présenté différemment comme 40% professionnel, 40% discipline d’origine et 20% dans une autre discipline.

On peut dans les répartitions faire basculer la didactique dans la discipline ainsi que le TER. Mais alors il faut augmenter le pourcentage du disciplinaire par rapport au professionnel.

Patricia Plaud-Dilhuit (Rennes 2) évoque une nouvelle discipline du second degré: l’histoire des arts, fourre-tout concocté par on ne sait qui, dans lequel il y a quand même 90% d’histoire de l’art pour lesquels il y a des compétences disponibles. Il serait bon d’interroger les collègues à ce sujet.

Différents sujets sont suggérés pour nos prochaines réunions de la CDUL:
– Les PRES
– Compétences/référentiel de compétences
– Evaluation des formations
Groupe de travail n°4 CPU-CDIUFM-CDUL-CDUS


Réunion avec Mme Nicole Ménager, VP formations de l’UHB (groupe IV CPU)

Pour la CPU et les VP CEVU, les universités ne doivent pas « abandonner » la formation des PE aux IUFM car il y a des compétences des deux côtés pour les deux formations et il serait très mauvais de désarrimer la formation des PE de la formation universitaire.

L’idée du double rattachement des étudiants est émise spontanément par Mme Ménager.

Les pratiques d’admission en M2 sont très diverses selon les universités. Les masters de recherche à Rennes 2 n’ont pas de procédure d’admission, aloprs qu’à Poitiers, il y en a une comparable à celles masters professionnels. Selon Mme Ménager, la CPU ne serait pas très favorable à la sélection à l’entrée en M2.

La mastérisation fait l’objet d’un groupe de travail académique en Bretagne. Donc il y a une harmonisation et une mention unique. Cette collaboration et harmonisation institutionnelle aboutit à ce qu’une même mention soit affichée par les quatre établissements.

[…]

Pour le contenu de la formation sont prévus les blocs suivants (3):
– Bloc disciplinaire: disciplinaire, didactique et épistémologie de la discipline
– Formation professionnelle aux métiers: connaissance du système éducatif, stage
– Formation à un autre sortie professionnelle dans le champ de la formation (FLE, FAD, Formation pour adultes, doc): bloc obligatoire mais avec des options. Ce troisième bloc est rendu nécessaire du fait du nombre assez considérable de candidats qui ne seront pas reçus aux différents concours d’enseignement et pour lesquels d’autres portes de sortie doivent être ménagées.

Rennes 1 aura aussi un bloc d’ingéniérie et technologie de formation. L’importance des trois blocs est à définir mais les trois blocs seront présents.dans les quatre semestres des deux années.

Réunion le 12 novembre du groupe de travail n°4, présidé par Jacques Migozzi, avec les deux présidents d’université qui en font partie (Fillâtre de Toulouse 2 et M.-C. Lemardeley de Paris 3). L’objectif est de présenter une architecture adaptable à toutes les situations.

Pour les formations de PE, où le disciplinaire reste important, il faudra résoudre le problème du fossé entre le disciplinaire des masters recherche et le disciplinaire requis par les concours.

Il faudra concevoir pour la prochaine offre de formation un contenu de formation qui concilie l’exigence disciplinaire générale et la spécialisation corrélative au caractère recherche du master.

La partie didactique-assurée par des universitaires aussi bien que par des collègues de l’IUFM-doit commencer dès le S1 du M1.

L’étudiant qui échoue au concours pourra s’inscrire à une formation non diplômante de préparation au concours (redoublants et candidats aux agrégations).

Le principe peut être posé que la formation professionnelle des PLC peut être chiffrée à la même hauteur que celle des PE. Etant entendu que la diversification disciplinaire requise pour les PE fait partie des contenus disciplinaires.

Le TER peut raisonnablement être placé en fin de M1.

Les trois volets disciplinaire, épistémologique et didactique ont trait à la discipline. Etant entendu que l’université et l’IUFM collaborent pour donner aux étudiants les compétences correspondantes. Le quatrième volet (professionnel) est extérieur à la discipline.

Les quatres volets doivent constituer un référentiel mais non un outil de structuration du master. Les équipes de formation du master définiront (enseignants universitaires et professionnels ensemble) les objectifs des enseignements et choisiront les intervenants professionnels extérieurs en fonction de l’évaluation de la formation, comme on le fait dans les masters professionnels existants.

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