Assemblée du 19 janvier 2007


Assemblée générale de la Conférence des doyens et directeurs des UFR de lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales du 19 janvier 2007


Ouverture

à la Maison des Universités par Jacques Migozzi à 10h10.

Un bilan de l’action du bureau sera fait ultérieurement.

Le propos aujourd’hui est de collecter des informations et réaffirmer des positions, donner mandat pour des actions auprès de DGES, de la CPU, de la CDIUFM, etc.
Point sur le volet recherche : on pourra communiquer sur ce point mais d’autres problèmes sont prioritaires : offre de formation et enjeux. Initiatives à prendre dans les prochains mois.

Le séminaire d’automne est une expérience à renouveler.
Le premier objectif du bureau est de rendre nos travaux plus attractifs.

Tour de salle : notre population est agitée de mutations constantes.

Jacques Migozzi (Limoges), Hervé Quintin (Nantes), J.-L. Duchet (Poitiers), Didier Le Gall (Angers), Brigitte Waché (Le Mans), Marc David (Rennes 2), Didier Poton (La Rochelle), Nathalie H. (Strasbourg 2), Anne Fraïsse (Lettres, Arts & Philo, Montpellier 3), Michèle Pachter (Savoie), Viviane Ramond (Langues, Toulouse Le Mirail), Valérie Visa-Onarçuhu (Lettres philo musique, Toulouse Le Mirail), Eric Pedon (SHA, Metz), Vincent Lang (Lettres et Langages, Nantes), Yves Tertrais (Sociologie, Nantes), Marcel Paul-Cavallier (Nancy), Benoît Jeanjean (Brest), Michel Latchoumanin (La Réunion).

Excusées : N. Fick (Dijon), J. Breuillard (Slavistique, Paris IV), L. Daniel (UBS), D. Zanone (Grenoble 3), J.-M. Passerault (SHA, Poitiers).

Offre de formation

Quatre questions sur lesquelles recueillir les avis :
– devenir des masters, reconfiguration, période d’incertitude puisque nous attendons un arrêté master sur lequel les universités ont été consultées. Des formules mixtes entre pro et recherche sont tentées pour sauver les masters de recherche.
– sélection L3/M1 ou M1/M2 ? Politiquement la tutelle a exclu la possibilité L3-M1, mais les établissements l’intègrent à leur projet d’offre de formation.
– choix stratégiques ou tâtonnements des universités en matière de professionnalisation au niveau L, quelle suite au rapport Hetzel? +Quels ajustements aux nouvelles exigences du cahier des charges de la formation des maîtres?
– quel devenir pour les filières à faibles effectifs ? Quels boucliers ? Ou perplexité sur leur survie ?

T. Barandon (DGES), lors du séminaire d’automne, nous avait dit que la DGES était en retard et n’était pas sûre de pouvoir répondre vite pour les navettes. Des collègues des universités de la vague A sont présents et sont invités à faire part de leur expérience.

Montpellier 3 : les réponses sont déjà reçues et les navettes en cours. Pas grand chose à en retenir : navettes légères. Rien de bien caractéristique d’une position de la DGES. Pas d’ouragan. Quelques ajouts étaient proposés, des regroupements sont suggérés par la DGES : en SHS, le grand nombre de masters a appelé des observations (psycho, géo). Regroupement complet pro et recherche, en 1e année de Sciences du langage.
Rien sur l’IUFM, qui sera rattaché à Montpellier 2.

Savoie : gros problème en physique avec un gros labo et pas du tout d’étudiants. En LLSHS, retour sur les licences pro : demande de création en psychologie: « éducation et prévention santé », navette légère comme pour toutes les licences pro : augmenter les heures de formation, et insistance pour assurer les débouchés qui s’offrent aux étudiants. L’indicateur prioritaire en plus de l’adossement à la recherche, c’est la présence des débouchés réels avec inventaire des cdd et des cdi et la mesure du temps de latence à l’embauche, d’où nécessité d’un observatoire de la vie étudiante. La Région ne finance plus l’organisme qui existait et c’est aux universités de le faire. Les Lyonnais n’ont pas encore bougé ; a fortiori l’université de Savoie. Pour les masters pro, rien de tangible à indiquer à cet égard, alors que les étudiants trouvent du travail avant même d’avoir terminé. Pas de problème en master LEA.

Pour les masters littéraires un gros souci : lettres et langues : master avec trois spécialités de recherche et une spécialité professionnelle, FLE (en baisse), master pro. Un master recherche attire quarante étudiants ce qui est excessif: les collègues se bornent à penser que cela fait du bien aux étudiants de faire un an de plus. Une proportion réduite s’inscrira en doctorat.

Retour sur les écoles doctorales : situation difficile car il n’y aura pas de reconduction à l’identique : les ED doivent être pluridisciplinaires ; le maintien des écoles doctorales disciplinaires implique des alliances régionales avec Grenoble et Lyon. Configuration proposée d’un petit noyau thématique (gestion et organisation), les psychologues rejoignent Grenoble; en lettres et histoire. Il y avait un projet de co-accréditation avec Lyon 2 et l’ENSLSH, mais Lyon 2 n’en veut pas. Il fallait faire des « masters intégrés », euphémisme pour désigner des masters où le recrutement sur dossier se fait dès le M1. Gros risques pour les diplômés des petites universités qui seront exposés à une nécessaire mobilité.

Toulouse 2 : 5 UFR se partagent les 23000 étudiants (en baisse). Rien d’écrit en retour de navette au-delà des échanges oraux entre la présidence et la DGES. On a fait passer en parcours des spécialités. L’anglais avait plusieurs masters mais la présidence voit d’un bon œil une seule mention pour toutes les langues (hspanistes et anglicistes y sont évidemment hostiles). Maintien souhaité. Problème pour le japonais (qui a une mention de master, dont le renouvellement est demandé) qui n’a pas de grande équipe sur place. Le japonais est la troisième langue après l’anglais et l’espagnol. Le chinois a commencé. Rien n’est menacé au niveau licence (sauf peut-être en catalan, en polonais). Les L d’économie et de maths-info sont en concurrence locale et donc fragiles. Sciences de l’éducation est aussi fragilisée (baisse d’effectifs). IUFM : rien n’est décidé, UTM (Toulouse 2) et UPS (Toulouse 3) sont sur les rangs. Pour les ED : les trois ED sont maintenues : LLA, Histoire, Psycho, en gros. Baisse d’effectifs en SdL(-12%), en anglais (-11%), en allemand, et le japonais et le chinois montent, l’arabe est stabilisé.
Pour la négociation, la DGES fait venir à Paris les équipes plutôt que de descendre sur place.

Montpellier 3 : même retour sur l’économie avec le souhait d’une politique de site. Le conseiller d’établissement n’a pas de présence sur place autre que rapidement à la présidence.

A Toulouse 2 (Lettres-philo-musique) : les maquettes ont été retaillées par la présidence sur la base d’une communication avec la DGES. En CEVU les directeurs apprennent que le CEVU ne votera pas mais appellera à une autre réunion au mépris des décisions d’UFR, notamment sur les masters. Le président a été obligé d’avouer ce qui s’était passé.

Nouvelle équipe, nouvelle VP CEVU, nouvelles personnalités.

Le sentiment est partagé qu’il n’y a pas de décision spectaculaire à craindre.

T. Barandon avait annoncé l’envoi de la « lettre d’échange » en réponse à l’offre cible. Qui semble avoir été reçue (mais à Chambéry cela est resté opaque). Sur les maquettes, ce sera plutôt en avril-mai. De sorte que la vague B n’a guère besoin de se hâter d’envoyer ses maquettes au printemps.

Jacques Migozzi : les UFR sont un échelon essentiel et il est malvenu qu’elles soient tenues à l’écart. Il exprime des craintes sur la nouvelle tentation de la CPU de mettre en avant le renforcement du pouvoir des équipes présidentielles.
Vincent Lang (Nantes) : question sur les dispositifs d’orientation en fin de semestre. Réponse de Montpellier : le discours sur l’évitement de la tubularité était une injonction paradoxale, car in fine les habilitations ont été données aux projets tubulaires…

La mention complémentaire de CAPES (avec 7000 candidats) a été un échec (33 lauréats) mais le ministère confirme cette tendance dans le cahier des charges. Lyon 2 a renoncé à la bi-disciplinarité et a rétabli majeure et mineure. La bi-disciplinarité avec deux langues a été demandée pour sauver l’allemand.

Toulouse : la licence bi-disciplinaire à laquelle nous avions été encouragés n’est pas retenue. Hervé Quintin fait état d’un refus du ministère de valider tout ce qui pouvait passer pour une préparation à l’IUFM. Angers, Poitiers et La Rochelle ont néanmoins réussi à faire passer une licence habillée « Sciences exactes et naturelles » qui remplit cette fonction sans le dire.

Les projets langues-socio ou droit-socio devraient n’avoir aucun problème.
J. Migozzi cite l’arrêté du 7 août relatif à la formation doctorale, qui est moins contraignant sur le caractère thématique ou pluridisciplinaire de l’ED que ne le prétend la DGES, qui en propose une lecture restrictive et partiale. En fait ce sont les établissements de petite taille qui sont visés : Perpignan, Chambéry, La Rochelle, etc.

Nantes maintient deux ED : Communication, langues, cultures (CLC) et SHS. Point inquiétant : le risque est grand qu’il n’y ait plus de thèses non financées car le taux de financement sera un critère pour l’accréditation des ED. Le financement va créer un grave goulot d’étranglement.

Vague B :

À Limoges, pari est fait de la reconduction de l’offre en M, en effaçant autant que possible le distinguo pro / recherche très contre-productif pour l’attractivité du master de recherche. On construit un master en T ou en Y écrasé. Les géographes sont passés d’un DEA recherche très attractif à un master recherche qui ne l’est plus du tout. Un master pluri-site est envisagé en linguistique au niveau du PRES. Il existe une équipe de recherche également multi-sites à laquelle la formation de master s’adosse. Le but en est de valoriser les atouts disciplinaires et les capacités professionnelles.

UE ouverture à la société et au monde professionnel pour accueillir des modules de formation pré-professionnalisants, le PPPE (Projet personnel et professionnel de l’étudiant, cf. Hetzel), puis en L2 et L3 pré-professionnalisation ad hoc pour les métiers de l’enseignement, cours de connaissance du monde de l’entreprise, passerelles pour l’emploi, etc. Le DEUST Métiers de la culture est abandonné au profit de deux licences pro, « métiers de la documentation » et « ingéniérie culturelle pour le développement territorial ». Il a fallu convaincre le président que le train de vie de nos M est parcimonieux par rapport aux Sciences juridiques et économiques. En M on part sur la base d’un passage de 144h à 220-240h (contre 96h il y a peu).

Montpellier 3 : même projet en L3 avec 19h30/sem, pré-pro capes, pe, stages et ouverture sur le monde du travail. Cette UE remplaçait l’option.

Brest : passerelle pour l’emploi : stages ? encadrement de stages ? UE libre ?

Limoges a tordu le cou à la notion d’UE libre. On y substitue celle d’ouverture au monde professionnel. L’EPS a été sauvée à cause de son inclusion dans les orientations PE. Une chargée de mission présidentielle (MIP : mission à l’insertion professionnelle) a été désignée à Limoges.

À Montpellier, ce contenu a été substitué à tout ce qui disait « méthodologie » et qui a été un ratage complet.

Discussion sur le master comme diplôme de fin d’études et son rôle par rapport à son débouché réel sur les doctorats.

Savoie : une grande importance est donnée à l’inventaire de compétences (compétences spécifiques et compétences transversales) comme justificatif des formations.

Strasbourg : les compétences transférables ont été évoquées : les collègues ne veulent pas en entendre parler. Les diplômes généraux doivent passer au RNCP et donc la formulation de compétences va être un point de passage obligé (session de formation, information d’Anne Le Guilly).

Brest : le supplément au diplôme doit être adossé aux fiches RNCP avec quelqu’un du service de formation continue qui anime l’élaboration de ce supplément par les équipes de formation de chaque diplôme. Les professionnels ne pourront plus nier les compétences ainsi répertoriées.

Savoie : les journées du lycéen feront l’objet d’une présentation des diplômes en fonction des compétences.
Hervé Quintin s’interroge sur l’évaluation des compétences: quelle validation ? ou incitation (par compensation) ? En même temps une évaluation rigoureuse des compétences est par nature incompatible avec la notion de compensation.

Strasbourg : préparation au stage est obligatoire. Le PPPE était mis partout, mais ni crédité ni obligatoire, donc abandonné. Un module de S2 de 12h procède à la validation en groupe d’activités faites en liaison avec les anciens étudiants. Le rôle joué par le PPPE dans la compensation irrite les membres des jurys, mais l’argument inverse disant que « c’est pour leur bien donc ce doit être gratuit » est une fuite qui sabote le projet.

La Rochelle : les candidats aux métiers de l’enseignement devaient faire deux modules de pré-professionnalisation pour couvrir le cas de leur échec au concours.
Des points de jurys seront donnés en vue de mentions (hypothèse agitée à Nantes).

Metz : Deux modules de pré-pro de 12h sur deux des six semestres. Les étudiants en sont contents.

Toulouse : pose la question des mentions, devant porter sur la troisième année seulement ou sur les six semestres (Chambéry).

La Réunion : jouit d’une situation particulière par rapport au discours entendu ailleurs. Les îles sont hors vague. Un seul master en quatre mentions. Baisse des effectifs pour une université qui escomptait une montée en charge (alors que le nombre de bacheliers augmente). La Région et le département donnent en effet des aides à la mobilité des étudiants dès la première année, indépendamment de l’existence de formations sur place. Il n’y a pas eu d’anticipation du coût financier de la réforme. Pas de lettre de cadrage : d’où des difficultés de financement de l’UFR. On manque de PR, les équipes en souffrent.

Vincent Lang (Nantes) : évoque la sélection pour l’accès au M1 : le CEVU bruisse de possibilités de sélection : essais, expériences sans doute. Pas de doctrine sur la reconnaissance des formations de l’IUFM.

Sur ce point, Limoges préconise un jeu d’équivalences dans le cadre des masters existants.

Vincent Lang (Nantes) : ECTS de master pro ou recherche, certains cas avec ou sans complément.

Hervé Quintin (Nantes) : master qui ne vise pas l’enseignement scolaire mais la formation d’adulte et la pré-scolarisation. L’effacement de la distinction entre pro et recherche est variable et se fonde sur des raisons concrètes et pragmatiques. Les LEA ne veulent pas de sélection en M1 qui saperait leur schéma en Y. Yves T (Nantes) complète : points de vue encore instables, l’effacement du label recherche du master étant difficilement accepté. Beaucoup d’étudiants qui choisissent le master pro ne s’interdisent pas de faire de la recherche ensuite. Le CNESER examine un texte qui permet l’inscription en doctorat des titulaires d’un master pro. YT pense que les choses ne sont pas mûres pour la sélection à l’entrée en M1.
Le maintien des disciplines à faibles effectifs pour des raisons politiques. Dans certains cas, on laisse aux UFR le soin de financer et de gérer ce maintien.
Le seuil officiel est de 15 étudiants par an en licence. D’autres évoquent le chiffre de 50 étudiants en L3. En lettres classiques ce critère ne peut être appliqué dans pratiquement aucune université.

Savoie : des CM avec un seul étudiant posent problème quand par ailleurs on fait de l’italien à 50 dans un TD.

Graves problèmes de déséquilibres internes. Montpellier tente de les résorber : les enseignants de lettres classiques font des cours aux 400 étudiants d’art.

La Rochelle : Didier Poton précise que l’université redemande la même chose et ajoute un master mention Lettres modernes sans spécialités (adossement sur Nantes avec les historiens, deux laboratoires fusionnés dans une UMR nantaise). Ce master sera un master pro, en alternance, en édition électronique (centré sur des débouchés dans la presse). Master de géographie adossé à une fédération de recherche avec la seule ED en environnement et développement durable. Master LEA affaires internationales.

Quand on parle de master, c’est la mention qui l’emporte. Exemple de master qui est une mention sans déclinaison en spécialités. Il y en a un aussi à Montpellier dans la même discipline. A Toulouse, on fait redescendre des spécialités en parcours pour les gérer en interne sans les soumettre à la DGES. Politique très malthusienne, pour ne pas présenter trop de nouvelles demandes : le projet de master avec Poitiers n’a pas été retenu. L’équipe présidentielle insiste sur le suivi des étudiants, les métiers, etc., nouvelle exigence qui se éclipse l’exigence d’adossement recherche.

Nancy 2 : on a procédé à un rassemblement artificiel de masters pro en leur ajoutant un master recherche.

Brest : quant au suivi des étudiants, pas d’enquête sérieuse à moins de trois ans ; approche sur certaines données. Mais à titre d’exemples: deux ou trois cas sans avoir tous les outils. Pour ne pas trop s’exposer. Pour collecter les informations sur les étudiants repartis à l’étranger, ce n’est pas facile. Il y a une Maison de l’insertion professionnelle en gestation à La Rochelle.

Rennes 2 : diminution de 30 à 50% du nombre de spécialités. Douze pro et six recherche pour cinq mentions. Histoire-Géo, AES, MASS. Parcours, fusion de masters recherche avec les pro. Objectif général de réduction quel que soit l’effectif. Pression forte de la présidence sur au moins un secteur. Enseignements transversaux : 48h/sem doivent être laissées à des enseignements de champ pré-professionnel : culture et doc, formation, admin, communication. Une structure spécifique hors ufr existe pour cela, avec appel d’offres aux collègues pour intervenir. Sur un critère d’axe de formation professionnelle et non de discipline. 48h en S2, S3, S4 et 36h en S5 et S6.

Lyon semble se diriger vers cela aussi. Gilbert Puech (ex-président de Lyon 2) dirige ce département transversal (département FILTRE constitué à partir de prélèvements de postes), surtout consacré aux langues pour non-spécialistes.

Rennes : réorganisation nouvelle pour retisser des liens avec le milieu.
Il arrive que le destinataire de la lisibilité et celui de la visibilité ne soient pas les mêmes.
On utilisera le volume d’heures antérieurement affecté à de l’ouverture.

Angers : retouches mineures en LL. Une licence pro demandée en SHS. Licence « métiers de l’enseignement » au niveau L3, demandée exprès pour voir. Au niveau M, maintien. Le DESS de sécurité routière a été obtenu. Forte demande en psychologues, donc on va réintégrer cette formation en SHS. On redemande le master pro archive et documentation.

Y. Tertrais (Nantes) demande des renseignements sur la visibilité des experts. Il n’y a rien à attendre de ce côté. Les expertises semblent utilisées de manière variable par la DGES. Certains dossiers n’ont pas été expertisés du tout et ont été choisis pour des raisons politiques.

Y. Tertrais évoque la logique des PRES et les demandes de création. Les co-habilitations sont un signe de bonne volonté qui peut être utile.

Le Mans : habilitation conjointe avec Angers en allemand, master LL, LEA, FLE. Ecole doctorale en péril.

L’ED pluridisciplinaire d’Angers disparaît aussi. Deux ED pluridisciplinaires disparaissent et quatre ED multi-sites apparaissent.

Lyon 2 (vague A) : L’importance croissante des TICE irrite les collègues.
Le PRES est un sujet conflictuel : à Lyon six établissements pour un PRES métropole avec les deux ENS. Co-habilitations de master en langues. Une « Université de Lyon » regroupera les trois universités. Strasbourg fusionnera véritablement en 2009. Grenoble Universités devient Grenoble Université. Nancy I, l’INP, Nancy 2 font un PRES avec Metz.

Nantes à décidé d’un PRES avec onze établissements (GIP) dont des écoles (Ecole du Bois, Ecole Centrale, Ecole des Mines, CHU). Le Ministère traîne des pieds pour donner son approbation et pousse à l’EPCS. En Bretagne il existe PRES breton sous forme d’EPCS pour les quatre universités bretonnes. Toulouse avance et élabore des statuts.

Un PRES du centre-ouest réunit Poitiers, Limoges, Orléans, Tours, La Rochelle sur un statut d’EPCS en 2011.

Séminaire d’automne

Le Bureau souhaite ancrer la formule de ce séminaire dans la durée. L’accoler à une deuxième AG annuelle serait utile. Un jeudi après-midi d’AG suivi d’un séminaire thématique avec des intervenants sortis de nos rangs ou experts extérieurs. Mi-octobre ou mi-novembre.

Thèmes possibles cette année: Compétences, ouverture à l’international, internationalisation, langues vivantes (LANSAD).

Après décision, il faudrait prendre des initiatives, et lancer des invitations sans attendre. Yves Tertrais (Nantes, socio) se dit très favorable au thème de l’ouverture internationale. Les collègues sont dépossédés de l’ouverture à l’international et sont parfois hostiles. Les étudiants en revanche votent avec leurs pieds et partent de plus en plus loin. Information forte, demandes pour l’Afrique et l’Amérique du Sud. Dans les écoles, cette dimension existe. Nous disposons des réseaux internationaux de chercheurs. International ne se réduit plus à « européen ».

Beaucoup de collègue se déclarent favorables. Chambéry plaide pour cet atout en SHS aussi bien qu’en L&L. Les IUFM ont aussi des échanges internationaux, pendant l’année de formation profesionnelle. Sur l’Europe, on voit se développer des séjours Erasmus d’étudiants français vers les pays de l’Est.

Les étudiants des IUFM avaient du mal à intégrer les échanges Erasmus. Formation trop courte. Les professeurs stagiaires des lycées et collèges sont les plus gênés par ces limites.

H. Quintin (Angers) a un service avec une secrétaire à temps plein qui accueille 200 étudiants et en envoie autant à l’étranger. Diagnostique un manque de connaissance sur les systèmes de formation universitaire à l’étranger.

Internationalisation : construire des formations avec des universités partenaires.
Inviter des collègues étrangers. Expériences avec le Brésil, la Chine.
Strasbourg : aide au montage de filières Tempus. Essaimage et franchisage. Soutien institutionnel en Afrique et à Madagascar, exportation du LMD en Afrique du Nord.
Date à fixer : 11-12 octobre, 8-9 novembre ou 15-16 novembre. Les 8-9 novembre semblent la meilleure date.

Initiatives à prendre avec la DGES, avec la CPU, la CDIUFM

Se pose le problème de la reconnaissance des formations d’IUFM, au vu de la sortie du cahier des charges.

Il nous faut décanter entre nous les problèmes, car nous ne sommes pas forcément tous d’accord. S’exprimer publiquement n’est peut-être pas notre vocation. Mais le sujet peut être attractif, justement. Nous pouvons être porteurs de messages et de questions.

Commission de travail qui travaillerait sur ce questionnement et s’appuyant sur cette réunion permettrait d’aller rencontrer le bureau de la CDIUFM.

Si on garde à l’esprit les dossiers de master à faire remonter pour la mi-avril en interne, mars est souhaitable.

On propose le 9 mars avec une réunion de bureau le 8 pour préparer le séminaire de novembre.
On pourra le faire dans un site universitaire du quartier latin ou proche (Institut d’anglais Charles V).

Yves Tertrais suggère une politique plus active de communiqués réguliers, y compris dans la presse quotidienne régionale. On va reprendre le papier de J. Migozzi refusé par Le Monde, le mettre sur notre site, et le diffuser largement. L’envoyer à la liste de messagerie de la CDUL, aux revues spécialisées, à l’ORS, Le Monde de l’Education, L’Etudiant. Être réactifs est une exigence si nous voulons améliorer notre visibilité.

Il est fait un appel à candidatures pour élargir le bureau.

Le secrétaire,

Jean-Louis Duchet

Le Président,

Jacques Migozzi

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