Sur l’accueil dans l’enseignement supérieur

Communiqué de la Conférence des Doyens et Directeurs d’UFR de Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales (CDUL)

2 novembre 2015

L’enseignement supérieur, et au premier rang l’Université, doit accueillir chaque année un nombre accru d’étudiants. Certes, l’Université (et tout particulièrement certaines filières, dont plusieurs en ALL-SHS) a déjà relevé le défi de la massification ; il lui reste à relever celui de la démocratisation. Le baccalauréat certifie les compétences acquises dans le secondaire et autorise l’entrée à l’Université. Mais le droit d’entrer à l’Université ne signifie pas que l’étudiant va nécessairement y réussir. Notre expérience partagée montre que cette réussite suppose trois éléments, chronologiquement distincts : 1) une bonne information dès avant le choix d’une filière, en particulier sur les prérequis et les exigences de la formation ; 2) sur cette base, des vœux raisonnables privilégiant un projet d’études supérieures ; 3) enfin, dans l’Université elle-même, un soutien plus important à l’engagement pédagogique des équipes et des personnes. Sur ces trois points, les choses peuvent être rapidement améliorées.

La CDUL a consacré son dernier congrès national à la question de l’entrée à l’Université. Elle constate, dans les UFR, un taux important d’abandons en cours de premier semestre, de nombreuses difficultés en expression française et en maîtrise d’une langue étrangère chez les nouveaux étudiants. Il faut noter l’émergence de dispositifs et de parcours destinés à limiter le taux d’échec, efforts qui méritent une meilleure information des lycéens sur les exigences et prérequis des formations supérieures universitaires et une orientation encore plus « accompagnée ». Les directeurs d’UFR soulignent également que, sur le terrain, les enseignants chercheurs qui travaillent le plus intensément pour la réussite en premier cycle peuvent estimer qu’ils sont insuffisamment reconnus pour cette implication.

Les UFR – ou Facultés, selon la dénomination internationale – restent en effet les portes d’entrée de l’Université et la vie de cette structure de taille humaine, qui assure concrètement le lien entre la formation et la recherche est bien plus importante pour la réussite étudiante et la consolidation d’une économie de la connaissance que les regroupements d’université qui ne sauraient constituer un but en eux-mêmes.

Bureau de la CDUL

 

 

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